mercredi 25 mars 2009

Le BRF ? Qu'est-ce que c'est ?


Les Bois Raméaux Fragmentés (dits BRF) permettent de cultiver sans labour, sans engrais et sans eau (ou très peu) des végétaux alimentaires ou non.

En utilisant des branches fraîchement broyées et répandues rapidement au sol, toute une pédofaune et pédoflore va s'installer et ainsi reproduire les mêmes mécanismes que la forêt, laquelle est autosuffisante. Les BRF sont considérés comme des aggradants, (on parle alors d'aggradation à l'inverse de dégradation) et présentent donc un matériau de premier choix pour restaurer les sols épuisés.

Le terme BRF, Bois Raméal Fragmenté, désigne des branches broyées (fragmentées). Les branches à sélectionner sont des rameaux d'un diamètre inférieur à 7cm provenant d'arbres feuillus, les résineux sont tolérés en mélange à hauteur de 20 %. Les branches (ou les très jeunes arbres) qui composent le BRF représentent la partie la plus riche de l’arbre. On y retrouve 75 % des minéraux, des acides aminés, des protéines et des catalyseurs.

Par extension, le terme BRF désigne aussi des méthodes culturales agricoles innovantes qui, par l'introduction du broyat dans la couche supérieure du sol ou la mise en paillis de BRF, recréent un sol de type "forestier". Les BRF favorisent la pédogénèse nécessaire à la création de l'humus.

Leur utilisation est considérée comme essentielle dans une agriculture de type "Biologique" et "de conservation" ainsi que dans la lutte contre la désertification.

Source : ekopedia

4 commentaires:

Jenofa a dit…

Perso, n'ayant pas de broyeurs et étant très paresseuse, je mets à pourrir dans mon compost ( d'ailleurs plutôt un pourrissoir qu'un compost) des choses très différentes et de grosseurs diverses.
J'utilise sur le sol le résultat, la plupart du temps dans un état de décomposition très peu avancé.
J'utilise donc, en définitive, du BRF "dilué" sans le savoir.
En ce qui concerne la non préparation du sol, je veux bien en arboriculture, mais franchement, la permaculture dans un potager, avec ou sans BRF, je n'y crois pas plus que ça. Il y a des cas, effectivement, mais très rares, sur des petites surfaces ( je ne connais pas de cas de fermes où c'est une constante.
Même dans un potager, je me demande si ce n'est pas plus un sacerdoce que de prendre sa bêche une fois par an et de bosser ensuite avec une grelinette ou une binette à pointes.Surtout si tu veux suivre le calendrier lunaire à la seconde dans ce pays où il pleut toujours.
Il est évident que la vie microbienne du sol d'une forêt est une pure merveille, mais pour des cultures, à long terme, l'acidité accumulée par le bois en décomposition ne saurait être, me semble-t-il, quelque chose de très bon pour l'équilibre de plantes cultivées.
N'ayant plus de fumier depuis longtemps (au fait, dis, tu n'aurais pas un voisin qui vendrait un pottok), je passe des journées à ramasser des feuilles. Ca aussi, ça acidifie, plus ou moins selon les essences, mais je mets régulièrement de la Dolomie ' chaux et magnésie).
Et puis, imagine, si on généralise le BRF en plein champ, il faudra auparavant cultiver du bois comme on cultive les petits pois ( ce que l'on reproche déjà à l'ONF)!
L'écologie nous apprend qu'il n'existe pas UNE solution qui soit la même partout et tout le temps. Heureusement, d'ailleurs, car dès que l'on croit en trouver une, les marchands se ruent dessus et tirent sur tout ce qui bouge autour. Le BRF, comme bien d'autres techniques, doit être pratiqué au cas par cas.

Ben a dit…

D’abord, il n’est pas très conseillé d’utiliser du compost dont la décomposition est peu avancée, ça pourrait endommager les racines des végétaux qui en bénéficient (d’autant plus s’ils sont jeunes et si le compost est utilisé comme substrat).

Le BRF même « dilué » n’est pas un mélange de feuilles, de branchages et de compost que l’on aurait laissé se décomposer (les branchages ayant une décomposition très lente). C’est très précis, les branches doivent être inférieures à 7 cm de diamètre et elles doivent être broyées. De plus, le BRF n’acidifie pas le sol, le pH, me semble-t-il est neutre. Lors de la décomposition du compost le pH baisse légèrement au début (s’acidifie) pour revenir à un état neutre par la suite.
Le BRF s’utilise donc bien même dans un potager, certains agriculteurs le pratique déjà.

Enfin, je ne crois pas que l’article proposait la généralisation du BRF en plein champ. L’idée c’est plus de récupérer les déchets des élagages et ceux des coupes destinées au bois d’œuvre pour les valoriser en BRF.
Bien entendu il n’y a jamais UNE solution. En tout cas le BRF fait partie DES solutions à explorer et j’ai rencontré plusieurs personnes qui en utilisaient déjà.

JON a dit…

Je crois que Jenofa est encore victime de notre culture judéo-Chrétienne "Tu enfanteras dans la douleur;" Et aussi elle pratique un peu la résistance au changement chère à nos agriculteurs. La technique BRF est une révolution technologique que j'ai signalé aux Verts CH il y a un an bien avant que Ben le découvre sans moi.Les Canadiens en ont parlé les premiers. En France jacky Dupety qui la pratique pour le potager (voit la video sur le net tapant son nom) a sorti le livre "Le BRF vous connaissez ? " en 2007. Je j'avais exhibé lors d'une réunion CH à UHALDIA mais sans succès. Je voudrais dire aussi que si l'on a pas de broyeur on peut récuperer gratuitement les broyats auprès des professionnels trop contents de ne pas payer pour aller les jeter à la décheterie. Ainsi je me suis fait livrer 5 m3 gratuits en Février à Biarritzqui m'ont servis à une incorporation dans mon potager et les reste au paillage en cours des Fruitiers d'Ahuntzain

Ben a dit…

Vidéo sur le BRF :

http://www.dailymotion.com/video/x3ejez_le-brf-une-perspective-davenir?from=rss&hmz=706c61796572